Chers adhérents et sympathisants

 

 

 Je souhaite profiter de la refonte de notre site internet pour revenir sur les objets qui peuvent structurer notre association, l’Arept Aquitaine. Si celle-ci vise notamment à promouvoir une discipline et un réseau de professionnels, elle ne le fait bien évidemment pas au sens d’un syndicat professionnel : certains objectifs peuvent se recouper, comme rendre visible un terreau de compétences adaptées aux besoins des entreprises par exemple, mais l’objet de l’Arept Aquitaine ne consiste pas à défendre les « intérêts » de ses membres. Pour autant, l’Arept peut, et doit, à mon sens, constituer pour ses adhérents une ressource dans leur vie professionnelle, et ce à plusieurs niveaux.

 Le premier, se situe bien évidemment dans les lieux d’échanges que peut ouvrir une telle association : ces espaces peuvent servir la professionnalisation, mais aussi l’entraide, à travers l’organisation d’actions de sensibilisation telles que des conférences débats, mais surtout l’ouverture d’espaces de discussion entre pairs, « bistrots psycho », « Cercle des éplucheurs de vie au travail », pour partager ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui les « bonnes pratiques », mais aussi pour échanger sur des questionnements et difficultés. Cet échange sur les pratiques, s’il se fait dans une perspective disciplinaire, en discutant des apports de la psychologie du travail dans son activité et pour les entreprises, doit également s’ouvrir à d’autres champs de réflexion et d’action. Le décloisonnement est nécessaire, l’ouverture aux autres disciplines et aux professionnels de tous horizons indispensable. Dans cette optique, l’Arept noue des partenariats, ponctuels, mais aussi pérennes, avec d’autres réseaux et professionnels pour confronter des points de vue, rechercher des spécificités propres à nos champs et identités, mais aussi bien sûr des convergences et points qui nous rassemblent.

 L’Arept Aquitaine peut également répondre à des enjeux de formation tout au long de la vie. Parce que l’offre de formation continue ne correspond pas toujours aux attentes des professionnels, qu’elle est souvent peu lisible et peu accessible, l’Arept peut, sans se substituer à elle, offrir des temps de prise de recul et d’information, par exemple sur de nouvelles perspectives ouvertes par la recherche.

 L’enjeu est fort de pouvoir fédérer les psychologues, à travers un réseau permettant de faire affleurer des collaborations, dans un contexte de grand éclatement des fonctions et positions occupées. Peu de professionnels exercent aujourd’hui en tant que « psychologues du travail », même si des évolutions sont notables : on trouve ainsi des psychologues du travail exerçant sous cet intitulé de fonction dans des services de santé au travail, des centres de gestion de la fonction publique, des grandes entreprises ou collectivités… Pour positive qu’elle soit, cette évolution ne doit pas masquer les risques d’instrumentalisation des psychologues, particulièrement au regard des moyens de prévention déployés par les organisations, le recrutement d’un psychologue constituant alors l’une des « mesures de prévention » principales, voire uniques. Or la prévention ne saurait constituer l’apanage d’une fonction et moins encore d’une personne. La santé des organisations doit être auscultée, et non uniquement celle des individus. Ces enjeux résonnent avec le positionnement que peut adopter tout psychologue du travail : doit-il seulement soigner les individus au travail ? Ou peut-il et doit-il soigner le travail ?

 Ces différents questionnements et ces objectifs structureront notre programme pour les prochaines années, autour notamment des mutations du travail, de la formation continue des psychologues et de leurs parcours professionnels.

Au plaisir de vous retrouver dans nos différentes manifestations.

 

Le président

 

 

 

 

 

 

 

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